Laurent Hénart


Laurent Hénart Maire de Nancy

Face à la crise du Codid19, les pouvoirs publics se sont immédiatement organisés en bonne intelligence pour apporter la meilleure protection possible et contribuer à endiguer l’épidémie. En tant qu’échelon de première proximité, la ville de Nancy s’est efforcée de prendre sa part dans une réponse rapide et pragmatique, en coordination avec l’ensemble des acteurs engagés dans la résolution de cette crise inédite.

Très tôt, nous avons par exemple activé notre service de portage de repas à domicile, notamment pour les familles des enfants de nos écoles qui risquaient d’être contaminés, tandis que nous n’étions pas encore ne mesure de les tester : cela nous a permis de faire appliquer les toutes premières mesures de confinement en venant en aide aux familles de manière concrète.

En matière éducative, la mise en place de notre Espace Numérique de Travail dans les écoles élémentaires a constitué un point d’appui essentiel pour la continuité pédagogique, une fois les écoles fermées. Nous venons donc d’activer cet ENT pour les écoles maternelles, grâce au concours de l’éducation nationale qui propose des formations à distance pour les enseignants. Pour les familles éloignées du numérique, nous proposons du prêt de matériel (tablettes) et des aides pour accéder à internet, avec une véritable hotline afin de faire en sorte qu’aucun enfant ne soit exclu. Enfin, nous avons organisé dès le premier jour du confinement, un service d’accueil pour les enfants des personnels engagés dans la lutte contre l’épidémie : soignants, policiers, agents du service public … Autant de personnes dont nous avons plus que jamais besoin et auxquels il faut donc simplifier la vie.

La ville a donc très tôt pris sa part dans l’accompagnement du confinement, ainsi que dans son contrôle grâce au concours de la police municipale. Parce qu'il nous faire en sorte que l’irresponsabilité de quelques-uns ne porte pas atteinte aux efforts de tous les autres, j’ai en outre demandé au Préfet de prononcer un couvre-feu, destiné à conforter le message essentiel : la meilleure aide que nous puissions apporter aux soignants est de rester chez nous. Cela nous permet également de redéployer les effectifs de police, déjà épuisés car très sollicités, sur le contrôle du confinement en journée.

Pour autant, le confinement n’empêche pas les solidarités de s’organiser, puisque très rapidement les Nancéiens m’ont fait part de leur souhait de s’engager : nous avons donc réorganisé et fait monter en puissance notre réserve civile et citoyenne, qui distribue par exemple des colis alimentaires pour les familles les plus en difficulté, avec les Restos du Cœur et la banque alimentaire. Cette logique de solidarité, c’est l’ADN de notre ville et c’est encore elle que nous avons pu voir à l’œuvre quand il a fallu trouver en urgence les masques dont les soignants ont eu besoin. L’université, nos entreprises, nos associations … Tout le monde a cherché à contribuer.

Je voudrais aussi dire que cette solidarité n’a pas été nancéio-nancéienne, puisque si nous avons accueilli rapidement des malades alsaciens pour soulager les hôpitaux, nous avons à notre tour pu compter sur d’autres structures en France pour évacuer de nombreux malades, grâce à la mise en place d’un TGV sanitaire. Nous avons aussi pu compter sur des établissements situés à l’étranger : c’est aussi ça l’Europe et il faut le dire avec force et reconnaissance.

Si cette solidarité contribue à soulager notre CHU, il n’en reste pas moins mobilisé H24 et 7 jours sur 7, grâce à l’engagement, aux compétences et au professionnalisme des personnels. C’est évidemment crucial, à la fois pour prendre en charge les patients lorrains et des territoires voisins, mais aussi pour contribuer à la recherche médicale puisque notre hôpital participe à l’essai européen Discovery, coordonné en France par l’INSERM. Il nous accompagne aussi avec l’ARS pour mettre en place le dépistage de tous les personnels et de tous les résidents de notre EPHAD municipal : nos séniors sont parmi les plus fragiles et ils doivent faire l’objet d’une attention renforcée, bienveillante et exemplaire.

Enfin, je mets un point d’honneur à ce que les Nancéiens puissent être informés tous les jours des dernières évolutions sur notre territoire, raison pour laquelle je m’exprime tous les midis en direct sur la page Facebook de la ville. J’y réponds aux nombreuses questions que m’adressent les habitants : comment s’engager par exemple ? Comment organiser sa vie quotidienne ? Ces échanges ont contribué à ce que nous décidions rapidement de la gratuité du stationnement, ou encore de l’exonération des taxes pour soutenir nos commerçants. Toutes ces questions remontent quotidiennement par les réseaux sociaux de la ville, par mail, ou encore avec le service Nancy En Direct que nous avons mis en place il y a plusieurs années et qui montre plus que jamais son intérêt pour répondre aux préoccupations des habitants.

Nous apprenons à vivre dans des circonstances exceptionnelles, nous y prenons toutes et tous notre part en sachant que d’une manière ou d’une autre, le monde de demain sera différent de ce qu’il était avant l’épidémie. Le risque de crise économique est bien là et nous sommes déjà au travail pour préparer l’avenir et protéger les Nancéiens des conséquences de moyen terme que pourrait avoir le Covid19. A Nancy comme ailleurs, la bataille est engagée et tous les forces du territoire sont mobilisées dans un effort sans précédent pour gérer l’urgence et préparer l’avenir que nous voudrons.


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