Grand entretien avec Simon Finkel

Mis à jour : janv. 19

Simon Finkel est Chef de Cabinet de la Mairie de Bourg-la-Reine.



Pourquoi et comment s’engager dans votre métier ?


Pour apporter ma pierre à l’édifice de la démocratie locale. Être collaborateur de cabinet est un métier particulier qui demande autant de rigueur que de polyvalence. Entrer dans le milieu de la politique territoriale était pour moi un challenge pour participer à l’aventure commune de la chose publique. Concrètement, cela signifie nouer des liens étroits avec un élu, l’accompagner et donner du sens à son action au quotidien. Lancer et voir aboutir des projets est une grande satisfaction. Je recherchais à participer aux transformations de nos territoires, c’est formateur et gratifiant.


Qu’est-ce que l’engagement républicain pour vous ?


L’engagement républicain c’est la définition et le suivi d’une ligne qui régit l’action publique et le vivre-ensemble. Chaque jour, on conseille les élus pour des décisions diverses, à enjeux différents et à impacts échelonnés. L’engagement républicain, c’est allier la vision politique à l’action concrète. C’est créer une cohérence et privilégier le temps long dans la chose publique. Ce n’est pas chose facile à l’époque du buzz et de l’immédiateté.

S’engager pour la République aujourd’hui implique beaucoup de vigilance. Un exemple concret et actuel : la laïcité. L’engagement républicain, c’est agir au-delà des différences partisanes, cultuelles etc. C’est un travail sur le temps long qui ne se lit pas dans les sondages ou sur les réseaux sociaux mais plutôt dans les livres d’histoire.

C’est aussi un devoir d’action dans la proximité sur le temps court. Les collectivités territoriales gardent toujours la porte ouverte à tous ceux qui, localement, en ont besoin.


Qu’est-ce qui vous passionne le plus ?


L’aspect passionnant de mon métier est évidemment la variété des sujets sur lesquels on est amené à travailler et le nombre d’acteurs qui interviennent dans ces actions. Parfois source de complexité c’est également une grande richesse ! On apprend beaucoup auprès des élus, des services municipaux, des associations, des riverains ou des autres collectivités et organismes extérieurs. A l’heure du « mille-feuilles administratif », le Maire, et par extension la Mairie, font office de boussole. C’est très gratifiant de participer ainsi à l’avancement des dossiers et, in fine, à l’amélioration du service rendu au citoyen.


Ce magazine étant destiné aux élu(e)s et cadres territoriaux France, avez-vous un message à adresser ?


L’action publique est difficile. Et c’est d’individus républicains engagés et personnellement impliqués pour l’intérêt général dont les territoires ont besoin.

On dit régulièrement que les maires sont « les élus à portée de baffes ». C’est une lourde responsabilité du temps court de l’action publique, des difficultés quotidiennes des citoyens. Il est encore une fois question d’équilibre avec le temps long des projets d’avenir menés par les élus qui ne suscitent pas forcément d’adhésion immédiate des citoyens. Ce temps long est le fil rouge pour mettre en œuvre la vision politique des élus de terrain.

Je souhaite beaucoup de réussite à tous les élus et cadres territoriaux qui liront cet entretien. C’est la France des territoires qui, souvent, porte avec courage les innovations du pays et accompagne les citoyens à tout moment.


La rédaction