Grand entretien avec Martine Venturini

Martine Venturini est maire de Chapareillan.

crédit photo : mairie de Chapareillan

Pourquoi s’engager dans votre fonction ?

La fonction de Maire n’est pas un métier. C’est une mission qui peut rimer avec passion. C’est d’ailleurs celle-ci qui fait un bon élu. Mon parcours de vie m’a appris à me rendre utile et c’est pourquoi je me suis engagée en 2014 date à laquelle j’ai été élue Maire de Chapareillan et réélue en 2020. Le mandat municipal est celui de la proximité, du rapport direct et constant avec ses administrés. Le moteur, c’est bien sûr l’envie d’agir pour son territoire et le carburant c’est d’aimer le contact avec les gens qui l’habitent. Il faut sans cesse savoir faire la part des choses entre la satisfaction immédiate des administrés et la préparation de leur avenir. Le Maire est le garant de l’intérêt général et celui-ci n’est pas l’addition des intérêts particuliers.



Comment s’engager ?

Tout d’abord constituer une équipe de personnes représentatives des habitants et de l’ensemble du territoire de la commune. La rédaction de vos propositions est également un exercice minutieux d’écriture et de réécriture avec l’équipe constituée.



Qu'est- ce que l'engagement républicain pour vous ?

L’engagement républicain est le fil rouge d’un mandat municipal. On prend notamment la mesure de la force de cet engagement lors des cérémonies que nous organisons en hommage aux soldats morts aux combats. Connaitre, comprendre et partager notre histoire c’est construire ensemble notre avenir ; Ernest Renan nous a appris que ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue ou d'appartenir à un groupe ethnique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir.


C’est aussi défendre tout ce qui nous rapproche et combattre

Tout ce qui nous sépare.

Je suis attachée à cette mission, car je crois que l’excès de laxisme est aussi dangereux pour la liberté que le despotisme.


Le maire est le garant de l’intérêt général et celui-ci n’est pas l’addition des intérêts particuliers



Qu'est- ce qui vous passionne le plus ?

Georges Clemenceau a très bien résumé en son temps ce qui me passionne dans l’action publique : il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire et il faut avoir l'énergie de le faire.

Je suis convaincue que la volonté constante donne d’excellents résultats. Ce qui renforce la passion pour la fonction est de constater que l’investissement en énergie se transforme en qualité de vie pour tous.



Ce Magazine étant destiné aux élu(e)s et cadres territoriaux de France, avez -vous un message à adresser ?

Le dernier mandat a été marqué par de fortes baisses budgétaires, le transfert de nombreuses compétences vers l’échelon communautaire, ce qui conduit aujourd’hui commune et communauté de communes à coordonner leurs politiques au travers du projet de territoire.

C’est pourquoi, afin de préserver l’essence même de ce mandat de proximité, il est essentiel de maintenir un niveau de dotations suffisant pour que les communes rurales puissent correctement subvenir aux besoins de leurs administrés, en anticipant la transition écologique.



La rédaction