Grand entretien avec Jean-Yves Brenier

Jean-Yves Brenier est maire de la commune de Leyrieu et président de la communauté de communes des Balcons du Dauphiné


Pourquoi et comment s'engager dans votre fonction ?

L’engagement public, au côté de nos concitoyens, est une évidence pour moi et il me tient à cœur de m’investir pleinement pour mon territoire. Je suis élu local depuis 19 ans, d’abord au niveau communal puis au niveau intercommunal. J’ai été élu président des Balcons du Dauphiné (EPCI de 77 839hab en Nord-Isère regroupant 47 communes) le 15 juillet dernier et je dois dire qu’une prise de fonction en 2020 relève d’un vrai challenge. Mais je crois en la capacité de chacun de se réinventer, et c’est comme cela que je vois ce mandat : un renouveau ! Je veux travailler à une vision partagée, à un projet pour le territoire au regard des grands enjeux de demain.

Au-delà des préconisations de la loi « Engagement et proximité », il est impératif pour les intercommunalités de se reconnecter à leurs communes membres. Pour ce qui concerne les Balcons du Dauphiné, un nouveau mode de gouvernance est en train d’être mis en œuvre, basé sur la coopération.

La communauté de communes doit être, selon moi, la structure qui permet de faire ensemble ce que l’on ne peut pas faire tout seul. C’est l’échelon pertinent pour assurer le développement harmonieux et durable des territoires. Elle doit être capable de porter des politiques publiques au service des habitants. La commune, c'est un échelon de la proximité et de la sociabilité.



Qu'est-ce que l'engagement républicain pour vous ?

Au-delà de la définition classique traduisant une adhésion à des valeurs et à des symboles, l’engagement repose selon moi sur la capacité de se mettre au service des autres pour faire avancer le projet collectif, en toute responsabilité.

Être président d’intercommunalité, c’est aussi être un homme de terrain, d’écoute, à l’instar du maire. Et ce sont les élus de terrains qui sont à même de porter et de coordonner l’action publique de la manière la plus démocratique possible.



Qu'est ce qui vous passionne le plus dans votre fonction d'élu ?

Être élu, c’est se mettre aux services des habitants et assumer des choix pour l’intérêt général.

Le rapport aux autres, le partage et l’échange sont des valeurs structurantes pour moi et qui me transportent.

Un des aspects passionnants de la fonction d’élu, c’est également de pouvoir innover et de lancer des projets, que seule la sphère publique est susceptible de porter, comme des actions en faveur de la transition écologique ou des actions en faveur de l’accompagnement des habitants.



Ce Magazine étant destiné aux élu(e)s et cadres territoriaux de France, avez vous un message à adresser ?

A l’heure où les élus nationaux et parfois locaux sont remis en question, l’importance est de porter de manière conjointe un message d’unité et de rester à l’écoute. Nous ne devons pas être des élus « hors sol » pour nous reconnecter avec la population. Je crois fondamentalement à l’implication sur le terrain qui permet de trouver une autre légitimité.

Il faut être ambitieux pour son territoire et ne pas s’interdire de se saisir des sujets qui concernent nos administrés même en dehors de nos champs de compétences.


La rédaction