Grand entretien avec Guillaume Tatu

Mis à jour : févr. 19

Guillaume Tatu est Maire adjoint de la ville d'Annecy en charge de la jeunesse.




Pourquoi et comment s'engager dans votre fonction ?

Pour la suite de mes combats ! Je n’ai pas réellement l’impression de m’être engagé dans la politique. Je suis simplement engagé depuis plusieurs années, pour que chacun prenne conscience que le monde est à un tournant. La crise écologique, sociale et sanitaire que nous traversons sont LES défis auxquels nous devons répondre collectivement. Et cela passe d’abord par l’échelle locale où les marges de manœuvre sont colossales. Nos réussites doivent ainsi engager un changement au plus haut niveau du pouvoir.



Qu'est ce que l'engagement républicain pour vous ?

Je crois que c’est la volonté de participer à un changement par les institutions qui nous sont présentés. François Astorg, le maire d’Annecy, pour qui j’ai beaucoup d’estime, d’affection, et d’amitié dit souvent que la révolution, on ne l’a fait jamais avant. On l’a fait pendant. Maintenant, nous avons été élu. ON peut donc opérer nos changements, comme la création de nouvelles instances citoyennes et démocratiques. Je crois que c’est la clef pour réintérersser les gens à la chose publique. On parle quand même de notre quotidien à tous. J’en fait là aussi mon petit combat.


Qu'est ce qui vous passionne le plus ?

Etre élu, ce n’est pas de tout repos. Ce sont des longues journées, nous sommes hyper sollicités. Parfois, le sentiment de frustration peut arriver, car on aimerait que les choses avancent plus vite. C’est l’impatience du jeune élu qui parle Mais ce qui est passionnant, c’est de voir les défis qui nous attendent. La diversité des gens et des problématiques que nous rencontrons est assez dingue !



Ce Magazine étant destiné aux élu(e)s et cadres territoriaux de France, avez vous un message à adresser ?

Il y a incontestablement des territoires qui sont en train de se modifier en profondeur et qui ont toutes les clefs pour changer en profondeur ce pays. Être tourné vers l’extérieur, être à l’écoute, sans cesse, est la meilleure façon que chacun puisse à son niveau se mettre en mouvement au service de la collectivité. La responsabilité des cadres territoriaux est immense dans ces défis qui nous attendent. Je crois, enfin j'espère, qu'on partage tous une volonté d'une meilleure justice sociale, et de répondre activement à la crise climatique que nous traversons. Cette année terrible sur le plan sanitaire doit encore servir d'alerte. J'ai bon espoir pour la suite. En tout cas, j'essaye de faire mon maximum pour participer au basculement de mon territoire. Les solutions, nous les avons. Reste plus qu'à les mettre en place.


La rédaction

©2019 - Le Mag des Territoires est une marque du Groupe : DELBOPRESSE      Mentions légales et confidentialités